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French Tech et finance innovante

Le 27 novembre 2013, le Gouvernement français lance la French Tech, un label destiné à désigner les territoires les plus favorables au développement des start-ups, ces jeunes pousses numériques dont le développement est essentiel pour l’avenir de l’industrie française. Porté par Fleur Pellerin puis Axelle Lemaire, ex et actuelle secrétaires d’Etat chargées du Numérique, ce label est aujourd’hui fortement adopté mettant ainsi en exergue nos entreprises dites « tech ». Majeure innovation du secteur des nouvelles technologies, la Fintech prend désormais une place dans le marché des services financiers.

 

Quel bilan pour la French Tech ?

 

Alors qu’Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, vient de lancer un nouveau label nommé Creative France pour promouvoir notre industrie, 1,81 milliards d’euros ont été investis dans les start-ups tricolores en 2015, soit deux fois plus qu’en 2014.

 

Au-delà des aspects financiers, ce label a permis à de nombreuses entreprises de se faire connaitre comme moteur de croissance notamment auprès de français qui ne connaissaient pas la vision de l’entreprise emmenés par des entrepreneurs. La French Tech a également fait parler d’elle à l’étranger en permettant à des start-ups de s’ouvrir à l’international. Au total, 9 métropoles ont été labellisées en novembre 2014 puis 8 autres en juin 2015.

 

Composante de la French Tech, la finance innovante joue un rôle phare dans la croissance de ces sociétés technologiques. Déterminée à bouleverser le modèle bancaire, la Fintech incarne le futur de l’industrie financière.

 

Fintech, le nouveau marché des services financiers

 

Secteur en plein essor avec 22,3 milliards de dollars investis dans le monde, dont 167 millions d’euros investis en France en 2015, la Fintech regroupe les activités de la finance, de la banque et de l’assurance (« Fin ») mais aussi du numérique et des nouvelles technologies (« tech »). Ces entreprises innovantes proposent un modèle alternatif à la finance traditionnelle dans les domaines suivants :

 

  • Paiement
  • Assurance
  • Dépôts et prêts
  • Levée de fonds
  • Gestion des investissements
  • Provisionnement de marché

 

1ère au niveau européen et 3ème au niveau mondial, la France se place parmi les leaders mondiaux des Fintech grâce notamment à la qualité de ses ingénieurs.

 

Classement des meilleures Fintech

 

Il serait dommage que ces Fintech françaises trouvent leur marché uniquement à l’étranger. Aidons-les d’abord à grandir chez nous. Si Londres est devenue la première place financière en Europe, faisons de Paris la première ville européenne de la Fintech. La confiance et la réputation vont se consolider autour de ces start-ups qui proposent un modèle nouveau en France et au niveau européen. La finance participative joue un grand rôle dans l’expansion de la French Tech et plus particulièrement de la Fintech.

 

La finance participative est une opportunité, pas une menace

 

Avec presque 300 millions d’euros récoltés en 2015, le crowdfunfing est le symbole même de cette révolution digitale. Il a permis une réduction de l’intermédiation qui a fortement changé les usages des particuliers et des entreprises en matière de financement et d’investissement. La France écope d’un retard par rapport à d’autres pays bien plus développés dans ce domaine comme les Etats-Unis (environ 15,1 milliards d’euros), la Chine (environ 9,2 milliards d’euros) ou le Royaume-Uni (4 milliard d’euros). La souplesse de la réglementation française avec les récentes annonces du Ministre Emmanuel Macron ainsi que le dynamisme des PME laisse présager de bonnes perspectives.

 

Ainsi, les Fintech changent les règles du jeu de l’investissement. Les français ont pour une fois une excellente opportunité de montrer au monde qu’ils savent s’adapter à la modernité, c’est le moment pour nous d’être les premiers prêteurs, le cadre législatif y est favorable, les entreprises présentées sont de qualité et nos plateformes atteignent une maturité professionnelle forte. Celles-ci sont toutefois encore petites comparées aux géants qui se construisent aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou en Chine, mais heureusement pour nous les régulateurs de chaque pays n’ont pas encore ouvert les frontières participatives. Le jour où cela arrivera, les plateformes françaises devront être prêtes, et cela dépend de nous. Les français doivent être acteurs et participer au développement de ces Fintech à forts potentiels. Si l’on s’accorde à dire, comme le reste du monde, que la finance participative est la future révolution économique, alors soyons-en acteurs et saisissons cette opportunité dès maintenant.

 

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